Cette réflexion est une contribution qui rentre dans le cadre de la DakArt2016, Biennale des arts contemporains de Dakar.
500 Millions décaissés pour la douzième biennale des arts contemporains!
L’engagement a été donc au RV. “avec des propositions et sa couverture à tapis sur l’ensemble de Dakar, des quartiers limitrophes et d’autres villes du Sénégal” pour l’art contemporain et la culture.
Ce fut une multitude d’expositions organisées, vous trouverez quelques images et des dessins pour ceux qui en auront besoin. Avec plus de 250 Off, la vérité est de dire que le nombre de ces espaces dédiés aux artistes participants de cette douzième édition de la biennale, dément ceux qui disent que l’art contemporain n’est pas “si populaire”. L’impact de cette rencontre a fait échos à travers les télévisions nationales et chaines panafricaines, les radios, la presse écrite et surement sur le web.
Au niveau des locaux abritant les organes de direction de cette biennale des arts contemporains, de la gestion, la communication et le markéting, les visiteurs et professionnels sont venus en grand nombre pour consulter les opportunités offertes ou avoir des renseignements. Bref, toutes les tâches ont été bien réparties pour garantir le succès de cette belle rencontre autour des arts contemporains, qui se tient tous les deux ans.
Je ne vais pas vous raconter en détail ce qui s’est dit, ou s’est fait. Ou bien, ces “faits-divers” et manifestations relatifs aux litiges fonciers de Ouakam, car ces “face à face” tendus ont accaparé toute la visibilité, par rapport aux Off de la commune.
Dire peut être bien, que malgré les échauffourées entre jeunes et éléments d’interventions de la gendarmerie, Exporue s’est tenue durant deux semaines devant l’Espace d’échanges culturels Lamp Fall sis à la cité Mamelles Off enregistrée numéro 154. Une exposition de rue, très visible et relayée sur les réseaux sociaux. L’ “art” dans toutes ses formes. Des pièces de musée vieilles de plus de vingt ans, des sculptures et mobiliers d’art réalisés depuis plus de vingt ans, par BaBaCar, Sculpteur, Architecte Métaphysicien, lauréat de tous les concours de monument public à Dakar, l’artiste avait également participé en 1992 à l’exposition internationale en Italie au musée “civisisme museo”.
Cette initiative permit la promotion de l’innovation artistique de talents locaux. Une innovante réalisation remarquée par tous les visiteurs et professionnels de la scène artistique, présents.
Les banderoles, l’organisation, le graphisme, tout s’est fait grâce à l’appui d’Eiffage pour la septième fois, néanmoins, l’art et la culture sont l’affaire de tous. Ce n’est ni l’affaire d’un ministère ou celle d’un ministre, moins encore d’un parti.
Un problème majeur nous a été par ailleurs notifié. Selon plusieurs remarques venant des visiteurs étrangers et des touristes, il a été vraiment difficile de localiser les lieux d’expositions, malgré les indications du Map offert, par Eiffage.
En effet, le gouvernement du Sénégal ainsi que l’entreprise citée comme sponsors à part entière, depuis 2004, soutiennent les organisateurs, en s’engageant à leurs cotés, mais c’est seulement les initiatives privées des acteurs de la scène artistique, le sponsoring et le mécénat qui peuvent faire sortir l’art contemporain et la culture du terrain de misérabilisme dans lequel ils évoluent; disons depuis de très longues années en Afrique.
Oui, les directeurs de bureau d’exposition, partenaires de la biennale et autres parties prenantes de l’économie des arts contemporains et de la culture ont pour mission d’offrir aux artistes la possibilité de se faire connaitre, et de permettre à tout le monde de découvrir l’art dans son quotidien, hors des bois sacrés et des galeries, pour reprendre le guide des exposants. Nous y contribuerons par les Tics et les réseaux sociaux et par la promotion de cette résidence privée de soutien et d’impulsion de la culture. Espace LampFall, un endroit convivial, la galerie de l’espace a exposé durant la Dakart2016; Âmes-preintes« La Peinture de l’Âme»L’Éveil de l’imaginaire et l’alchimie de la Matière O’Maurice Mboa, Artiste aux œuvres modernes fut récemment présenté avant sa venue à Dakar à Genève au siège de l’ONU, par Parissa de Montenach, son Mentor et Manager.
De même, s’est aussi déroulé (Géométrisation des formes - Harmonie & Spiritualité) thème de l’expo de Ayeva Médjéva). Cet Artiste Plasticien Togolais, en visite à Dakar, a jugé la résidence et sa situation géographique très appropriées pour des expositions ou pour offrir des formations en dessin, peintures aux enfants, jeunes et adultes.
L’artiste collabore aussi avec le Coordonnateur l’Espace, pour développer des actions de vente de ses collections à venir. Un grand “Merci” exclusivement réservé à l’Espace d’échanges culturels Lamp Fall pour le partage des expériences qui a permis la réussite incomparable de l’exposition de plus de cinquante tableaux réalisés par Ayeva . Des artistes très connus tel que Vieux Diba, Jacob... des galeristes, et familles, entre autres, sont venus profiter de l’exposition pour découvrir ce grand travail.
Des projets innovants et une plateforme d’exposition et de vente d’œuvres d’art, de tableaux, mobiliers et sculptures sont en gestation pour la création de pages web en ligne.
IAC Initiatives Art&Création, résultant de longues années de travail, de collaboration innovante par les idées, de collections de tableaux et objets d’art, d’appui aux nouveaux talents, cette entreprise est née sans l’appui d’aucun gouvernement ou de banques.
C’est un investissement privé, qui a capitalisé plusieurs expériences de divers profils, des Artistes, Écrivains, Hommes de culture, Entrepreneur bref, un réseau d’innovateurs.
L’honneur, de ces ingénieuses réalisations, revient aux Architectes qui ont fait montre de leur expertise et à des techniques basées sur le développement durable, notamment dans le recyclage des déchets d’équipement des sociétés de production d’énergies et leur réutilisation écologique dans le bâtiment. Et, le tout, pour un résultat qui allie esthétique et durabilité.
Les déchets de la Senelec ont été utilisés dans le cas du Sénégal, mais retenons que, ce projet, initié depuis plus d’une vingtaine d’années, reste une innovation mondiale. Et, les mêmes déchets existent partout. Le concept est commercialisable et compte se déployer.
Si nous “revenons à l’art”, d’écrire, il sera de dire, de communiquer et dénoncer les maigres fonds qui sont alloués à la culture et à l’art contemporain, comme le manque de plateforme dédiée à la vente des productions artistiques. Pourtant, cela se faisait lors des premières éditions et avait impacté positivement la Dakart en 1998. Ces maigres fonds alloués, ne feront pas obstacle face à la créativité artistique des acteurs de la scène.
Aujourd’hui, il y a une interférence des courants d’écoles de pensée, qui est un choc de générations, notamment avec l’éclosion de l’utilisation des Tics, de l’image et du Digital Markéting. Il s’agit de la montée bouleversante de l’internet et des TICS, qui remet en question toutes stratégies entreprises, pour mettre l’art et la culture au service de développement socio-économique de nos pays.
Les vrais innovateurs attachent beaucoup de prix à leur indépendance. Ils prendront souvent parti, mais ne seront jamais partisans. Un nouveau cadre de revalorisation de l’art contemporain et de la culture est entre les mains de nouveaux acteurs. Des Hommes et des femmes qui militent pour l’ouverture et la grandeur nationale.
Cela étant dit, l’Etat doit aider et faciliter le financement aux opérateurs culturels privés, afin que ces derniers puissent accomplir leurs missions spécifiques, comme il le fait avec les opérateurs économiques.
Pour l’2ECLF
Daouda & Tanor
Cette réflexion est une contribution qui rentre dans le cadre de la DakArt2016, Biennale des arts contemporains de Dakar.
500 Millions décaissés pour la douzième biennale des arts contemporains!
