Le souffle populaire (par Yatma DIEYE)

Décidément notre vieux politicien aura résolument choisi de blanchir sous le harnais politique.Voila un nonagénaire qui refuse de vieillir...

et qui rumine l’amertume

de sa défaite plus de deux ans après.Dernier spécimen d’une race quasi éteinte, il trouve un malin plaisir à bloquer la carrière de gens beaucoup plus jeunes et qui ont un avenir politique tout ouvert devant eux. Les plus à plaindre sont les jeunes militants du PDS qui n’ont rien à gagner à suivre aveuglément comme des moutons de Panurge un vieil homme dont la carrière politique est derrière lui Il semble d’ailleurs que ce parti ne puisse s’exprimer sans la présence d’Abdoulaye WADE. On ne les entend que quand il est là ; et la meute du menu fretin “yobalema”de s’en donner à cœur joie. Il essaie de tirer profit d’une situation de mécontentement d’une certaine catégorie de la population, habituée à une situation d’illégalité qu’il aura lui-même provoquée ; ainsi il se donne l’illusion d’être toujours populaire, Mais cette faveur populaire, hélas est inconstante. Bien d’hommes politiques comme lui ont été malavisés de se laisser entraîner par ce souffle éphémère et trompeur. De l’antiquité à nos jours, l’inconstance de la faveur populaire a toujours été raillée par de nombreux moralistes. Comme le dit le poète Grec Euripide “Ingrate engeance, vous qui briguez la faveur du peuple ! Que jamais je n’aie rien de commun avec vous, vous qui vous moquez bien de nuire à vos amis pourvu que vos discours flattent la foule.”Euripide, (Hécube). Mais ce combat de la manipulation des masses est perdu d’avance, la majorité des habitants des villes concernées étant en phase avec les déguerpissements qui n’ont que trop tardé. C’est le lieu de féliciter les maires de Dakar, de Rufisque et des Parcelles Assainies, notamment Khalifa SALL, Daouda NIANG et Moussa Sy en souhaitant que leurs exemples fassent tache d’huile. L’attitude de l’ancien chef d’Etat -qui n’en est pas à son premier coup d’éclat- lors du sommet de la Francophonie, est tout à fait déplorable. Quelles que fussent les rancœurs accumulées suite à l’embastillement de son fils, il aurait du suivre la voie de la sagesse pour occuper la place de premier choix qui lui était réservée. Il aurait au moins sauvé les apparences.

Cette maxime de Bouddha illustre bien l’attitude des autorités devant un tel état d’esprit “Heureux nous qui vivons sans haine parmi les gens haineux. Au milieu des gens haineux, demeurons sans haine,”

Yatma DIEYE, professeur d’anglais,Rufisque

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Décidément notre vieux politicien aura résolument choisi de blanchir sous le harnais politique.Voila un nonagénaire qui refuse de vieillir...

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